En contexte de perte de poids, ne négligez pas le volet psychologique!

Peu importe la diète que vous faites, l’aspect psychologique est un facteur crucial. Keto, jeûne intermittent ou plan nutritionnel équilibré : aucune stratégie nutritionnelle ne vous met à l’abri des enjeux et défis mentaux.

Bouger plus et créer un déficit calorique, voilà la combinaison encouragée pour la perte de poids. Et elle fonctionne, on s’entend. Néanmoins, un élément majeur est souvent négligé dans cette équation : le volet psychologique.

C’est une récente lecture ainsi que mon expérience clinique qui m’ont inspiré cet article.

“It is not the diet; it is the mental part we need help with.” A multilevel analysis of psychological, emotional, and social well-being in obesity.

Lien vers l’article ici https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5421368/

“Beyond participants recognizing the need to incorporate support for mental well-being into weight-management programmes, they recognized that current programmes lacked cohesiveness in addressing both physical and mental well-being: “I think I need to be involved in more than one; I guess a programme or something that involves three different things: exercise, nutrition, and psychology. I haven’t found anything that offers all three, said a participant””

En processus de perte de poids, il est important de prendre conscience de sa relation avec la nourriture. Est-elle positive ou plutôt négative? Est-ce que certains de nos comportements sont des barrières ou des limites à notre progrès ? Est-ce que la nourriture est parfois utilisée pour gérer, cacher ou étouffer certaines émotions ?

Le cercle vicieux de l’alimentation émotive

Manger certains aliments particuliers, parfois en grandes quantités, en absence de faim réelle peut être une façon de gérer son stress ou une émotion chez certains individus. Il s’agit de l’alimentation émotive. C’est le fait d’utiliser la nourriture en tant que mécanisme d’adaptation et ce comportement peut, à son tour, créer une source de détresse émotionnelle. L’utilisation de la nourriture comme forme d’évitement (d’une émotion par exemple, comme la solitude, l’ennui, la colère, la tristesse) ou pour faire face à d’autres facteurs de stress crée un facteur de stress secondaire. Il n’est pas rare de ressentir par la suite une détresse émotionnelle en raison du type et de la quantité d’aliments choisis.

Dans l’étude citée plus haut, les participants ont établi un lien entre leurs comportements alimentaires et le besoin d’alléger leur détresse psychologique, et qui a ensuite influencé leur bien-être émotionnel. Ils ont décrit un cercle de préoccupation pour la nourriture, une alimentation compulsive subséquente et une perte de contrôle sur la prise alimentaire. Ce cycle alimentaire a déclenché une détresse mentale supplémentaire en raison de la honte qu’ils ressentaient, perpétuant le cycle.

En ce sens, il peut être judicieux de prendre conscience de sa relation avec la nourriture durant un processus de perte de poids. Travailler pour qu’elle soit meilleure. Cela passe par des prises de conscience et du travail sur soi. Le fait de changer de mindset, de mentalité face à l’alimentation fait aussi partie du processus.

L’alimentation émotive peut être un problème sérieux qui ne se règle pas qu’en lisant un article de blogue. Si vous avez besoin d’aide, je vous encourage à consultez un/une professionnel(le).

Cesser de voir l’alimentation comme un ensemble de règles

Pour avoir une meilleure relation avec la nourriture, vous devez changer de mindset. Il n’y a pas de bons ou de mauvais aliments. Aucun aliment ne devrait être exclu dans un processus de gestion du poids. Ce n’est pas grave de manger en soirée : ce n’est pas une zone rouge « prise de poids assurée ». Chacun de vos repas n’a pas à être parfait.

Quelques stratégies en contexte d’alimentation émotive

Voici quelques stratégies à mettre en place pour vous vivez avec l’alimentation émotionnelle.

Certaines stratégies pourraient vous parler plus que d’autres, cependant, je crois qu’il est judicieux de mettre en place les quatre.  

** Chaque personne est différente** :

  1. Prenez conscience de ce qui déclenche vos envies : quels sont VOS aliments ou événements déclencheurs ? Développez graduellement cette prise de conscience. Écrivez votre état d’esprit si ça vous aide.
  2. Bâtissez-vous un coffre à outils pour vous aider lorsque vos « déclencheurs » sont activés. Cela peut être d’écouter de la musique, d’aller marcher, de lire, de vous faire un thé, d’écrire, de méditer, d’appeler votre amie…
  3. Prenez conscience que votre comportement face à la nourriture ne vous définit pas en tant que personne.
  4. Consulter un/une professionnel(le) pour vous accompagner.

Référence:

Rand K, Vallis M, Aston M, et al. « It is not the diet; it is the mental part we need help with. » A multilevel analysis of psychological, emotional, and social well-being in obesity. Int J Qual Stud Health Well-being. 2017;12(1):1306421.

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